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Énergies renouvelables en Tunisie : pourquoi le secteur attire de plus en plus d'investissements en 2026 ?

07/08/2026

Énergies renouvelables en Tunisie : pourquoi le secteur attire de plus en plus d'investissements en 2026 ?
La transition énergétique tunisienne entre dans une nouvelle phase : celle du passage des objectifs stratégiques à la réalisation de projets de grande taille. En 2026, la Tunisie accélère le développement de l'énergie solaire photovoltaïque, prépare de nouveaux projets éoliens et développe progressivement les infrastructures de stockage d'électricité. Pour les investisseurs tunisiens et étrangers, cette évolution ouvre des opportunités importantes dans la production d'électricité, les infrastructures énergétiques, l'autoproduction industrielle, le stockage, les équipements et les services associés. Mais investir dans les énergies renouvelables en Tunisie ne consiste pas uniquement à financer une centrale solaire. Il faut également maîtriser le cadre réglementaire, les autorisations, le foncier, le raccordement au réseau, les contrats de vente d'électricité, les mécanismes de concession, le financement du projet et les risques juridiques de long terme. En 2026, ces questions deviennent particulièrement importantes alors que plusieurs centaines de mégawatts de nouveaux projets sont en préparation. 1. Pourquoi les énergies renouvelables deviennent un secteur stratégique en Tunisie ? La Tunisie fait face à un enjeu majeur de sécurité énergétique. Le déficit énergétique du pays a dépassé 11 milliards de dinars en 2025, selon les données reprises dans les discussions nationales sur la transition énergétique. Dans ce contexte, le développement des énergies renouvelables constitue à la fois une politique environnementale et une stratégie de réduction de la dépendance énergétique. L'objectif national est d'augmenter fortement la contribution des énergies renouvelables dans le système énergétique. Le Plan Solaire Tunisien vise notamment une part de 30 % d'énergies renouvelables dans le mix électrique à l'horizon 2030, tandis que les orientations plus récentes du secteur évoquent des objectifs encore plus ambitieux à moyen terme. Pour les investisseurs, cela signifie une chose essentielle : le marché tunisien des énergies renouvelables est appelé à connaître plusieurs années de développement. 2. 2026 marque une accélération des projets solaires L'année 2026 est particulièrement importante pour le secteur. Le ministère de l'Industrie, des Mines et de l'Énergie a lancé un sixième round d'appel à projets photovoltaïques sous le régime des autorisations, portant sur une capacité totale pouvant atteindre 200 MW. Les projets sont destinés à produire de l'électricité à partir de l'énergie solaire photovoltaïque, avec vente de l'électricité à la Société Tunisienne de l'Électricité et du Gaz (STEG). Le dispositif s'appuie notamment sur : - le décret n° 2016-1123 du 24 août 2016 ; - les règles applicables au régime des autorisations ; - les tarifs d'achat fixés en octobre 2024 ; - le contrat type de vente d'électricité produite à partir des énergies renouvelables. Les investisseurs disposent donc aujourd'hui d'un cadre juridique plus structuré pour développer certains projets photovoltaïques. 3. Un marché qui dépasse désormais les petites installations L'une des évolutions les plus importantes concerne la taille des projets. La Tunisie ne se limite plus aux installations photovoltaïques individuelles ou aux petits projets industriels. Le programme national comprend désormais des centrales de plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de mégawatts. En 2026, un appel d'offres particulièrement significatif concerne notamment une centrale photovoltaïque de 300 MW à Bazma, dans le gouvernorat de Kébili, intégrant un système de stockage par batteries de 150 MW / 540 MWh. Ce projet illustre une tendance importante : l'investissement dans les renouvelables devient progressivement un investissement dans une infrastructure énergétique complète. La production seule ne suffit plus. Le stockage, le raccordement, la gestion de l'intermittence et la stabilité du réseau deviennent eux aussi des composantes essentielles du projet. 4. Le stockage d'électricité ouvre un nouveau marché L'intégration d'un système BESS (Battery Energy Storage System) dans le projet de Bazma constitue un signal important pour les investisseurs. Le stockage peut permettre : - d'absorber une partie de la production solaire ; - de décaler la livraison d'électricité ; - de contribuer à la stabilité du réseau ; - d'améliorer l'intégration des énergies renouvelables ; - d'accompagner l'augmentation de la capacité solaire installée. Pour les investisseurs, cela ouvre potentiellement un nouveau segment : production + stockage + infrastructures électriques. Le projet de Kébili constitue à cet égard un exemple particulièrement intéressant du modèle vers lequel le marché pourrait évoluer. 5. La Tunisie dispose déjà de plusieurs projets de grande capacité Les projets actuellement développés permettent de mesurer l'ampleur de la transformation du secteur. Le bilan énergétique publié par le ministère en début d'année 2026 faisait notamment état de plusieurs projets photovoltaïques importants. Parmi eux : - Kairouan : 100 MW, mis en service en décembre 2025 ; - Sidi Bouzid : 50 MW, mis en service en janvier 2026 ; - Tozeur : 50 MW, entré en service au premier trimestre 2026 ; - plusieurs projets de 100 MW sont prévus dans les gouvernorats de Gafsa, Sidi Bouzid et Gabès ; - un projet de 198 MW à El Khobna, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, a également été attribué. Cette multiplication des projets crée progressivement un véritable écosystème d'investissement. 6. Cinq nouveaux projets représentent près de 600 MW En avril 2026, cinq projets de centrales photovoltaïques soumis dans le cadre de conventions de concession représentaient à eux seuls près de 600 MW. Ces projets concernent notamment : - El Khobna ; - Mezzouna ; - El Ksar ; - Segdoud ; - Menzel Habib. Ils s'inscrivent dans la stratégie nationale visant à accélérer la production d'électricité renouvelable. Selon les autorités, ces projets devraient également contribuer à réduire les coûts de production d'électricité et permettre une augmentation significative de la part des renouvelables dans le mix électrique tunisien. 7. Le cadre juridique tunisien permet plusieurs régimes de production Pour un investisseur, l'une des premières questions est de déterminer sous quel régime juridique le projet doit être développé. La loi tunisienne n° 2015-12 du 11 mai 2015 relative à la production d'électricité à partir des énergies renouvelables constitue l'un des textes fondamentaux du secteur. Elle prévoit plusieurs mécanismes permettant au secteur privé de participer au développement des énergies renouvelables. Trois grands régimes doivent notamment être distingués : Le régime des concessions Il concerne les projets dépassant certains seuils de puissance. Le ministère indique notamment les seuils suivants : - plus de 10 MW pour le solaire ; - plus de 30 MW pour l'éolien ; - plus de 15 MW pour la biomasse ; - plus de 5 MW pour les autres sources d'énergie renouvelable. Le régime des autorisations Il concerne les projets ne dépassant pas ces seuils. L'autoproduction Elle permet à certains consommateurs de produire leur propre électricité renouvelable selon le cadre applicable. Pour un investisseur, le choix du régime constitue donc une question juridique fondamentale dès la phase de développement du projet. 8. Le régime des autorisations offre des opportunités aux investisseurs privés Le sixième round lancé en 2026 illustre le potentiel du régime des autorisations. Le ministère a fixé une capacité totale de 200 MW pour cette procédure et prévoit un examen des demandes en fonction notamment de la date de dépôt et de la capacité disponible sur le réseau au niveau des lignes et postes de transformation concernés. Cette dernière question est essentielle. Un projet peut être techniquement intéressant et financièrement viable, mais rencontrer des difficultés si la capacité de raccordement disponible n'est pas suffisante. Le raccordement au réseau doit donc être étudié avant de finaliser la structuration financière du projet. 9. Le foncier constitue l'un des principaux enjeux juridiques Les grands projets d'énergie renouvelable nécessitent des superficies foncières importantes. Cela soulève plusieurs questions : - propriété du terrain ; - statut juridique du foncier ; - vocation du terrain ; - droit d'utilisation ; - servitudes ; - accès ; - raccordement ; - durée d'occupation ; - sécurité juridique du titre ; - compatibilité avec les autorisations administratives. Les difficultés foncières ont d'ailleurs été identifiées publiquement comme l'un des obstacles pouvant ralentir certains projets photovoltaïques. Pour un investisseur, une due diligence foncière préalable peut donc être aussi importante que la due diligence technique. 10. Le raccordement au réseau devient un enjeu stratégique Le développement rapide du solaire impose également de renforcer les infrastructures électriques. La STEG prévoit des procédures spécifiques pour les études préliminaires de raccordement des installations privées de production d'électricité renouvelable soumises au régime des autorisations. Pour le sixième round 2026, la STEG a notamment précisé les dates limites applicables aux demandes d'études préliminaires et publie une carte indiquant la capacité d'accueil des postes sources HTB/HTA. Pour les investisseurs, le raccordement doit donc être traité comme une composante centrale du développement du projet. Un projet énergétique n'est pas simplement un terrain + des panneaux solaires. C'est : terrain + autorisations + raccordement + financement + contrats + exploitation + sécurité juridique. 11. Les contrats d'achat d'électricité sont au cœur du financement Pour les projets destinés à vendre leur production à la STEG, le contrat de vente d'électricité constitue l'un des principaux documents du projet. Le sixième round 2026 renvoie notamment au contrat type approuvé par l'arrêté du 9 octobre 2024 ainsi qu'aux tarifs d'achat applicables. Pour les investisseurs et prêteurs, l'analyse doit porter notamment sur : - durée du contrat ; - prix d'achat ; - modalités de paiement ; - obligations du producteur ; - obligations de l'acheteur ; - garanties ; - événements de défaut ; - force majeure ; - résiliation ; - indemnisation ; - changement de loi ; - règlement des différends. Dans un projet financé par dette ou par fonds d'investissement, la bankability du contrat d'achat est un élément déterminant. 12. Les financements internationaux renforcent l'attractivité du secteur Le développement des renouvelables en Tunisie attire également les institutions financières internationales. La Banque mondiale a notamment approuvé un programme de 430 millions de dollars destiné à soutenir la transformation du secteur énergétique tunisien, avec notamment l'accélération du déploiement des énergies renouvelables, l'amélioration de la fiabilité de l'électricité et le renforcement de la gouvernance du secteur. Les données de financement international montrent également la présence d'investissements dans plusieurs projets solaires tunisiens. La Banque mondiale/IFC indique notamment des investissements dans : - Kairouan Solar Plant ; - Scatec Tozeur PV ; - Scatec Sidi Bouzid/Mezzouna PV ; - Sidi Bouzid 2 Power. Cela renforce la crédibilité du secteur auprès des investisseurs internationaux. 13. Pourquoi les investisseurs étrangers s'intéressent-ils à la Tunisie ? Plusieurs facteurs rendent le marché tunisien intéressant. 1. Un fort potentiel solaire La Tunisie bénéficie d'un niveau d'ensoleillement particulièrement favorable au photovoltaïque. 2. Un besoin énergétique important Le déficit énergétique crée une demande structurelle pour de nouvelles capacités de production. 3. Une stratégie publique clairement identifiée Les autorités ont fixé des objectifs de développement des renouvelables et lancent progressivement des appels à projets. 4. Des projets de grande taille Les projets de 100 MW, 200 MW, 300 MW et davantage permettent d'envisager des investissements institutionnels. 5. Un intérêt croissant des financeurs internationaux La participation de banques et institutions internationales réduit progressivement le caractère pionnier du marché. 14. Les opportunités ne concernent pas uniquement les centrales solaires L'écosystème des énergies renouvelables offre des opportunités bien plus larges. Les investisseurs peuvent notamment s'intéresser à : - centrales photovoltaïques ; - énergie éolienne ; - autoproduction industrielle ; - stockage par batteries ; - infrastructures de recharge ; - équipements électriques ; - fabrication et assemblage ; - maintenance ; - ingénierie ; - services techniques ; - gestion énergétique ; - efficacité énergétique ; - digitalisation du réseau ; - solutions de stockage ; - financement de projets. Cette diversification est importante pour les investisseurs qui souhaitent entrer sur le marché tunisien sans nécessairement développer eux-mêmes une centrale électrique. 15. L'autoproduction peut intéresser les grands industriels Les entreprises industrielles fortement consommatrices d'électricité peuvent également trouver un intérêt dans les projets d'autoproduction. Le ministère reconnaît l'autoproduction comme l'un des régimes permettant au secteur privé de participer au développement des énergies renouvelables. Pour une entreprise industrielle, un projet photovoltaïque peut notamment être étudié sous l'angle : - réduction du coût énergétique ; - sécurisation de l'approvisionnement ; - réduction de l'exposition aux fluctuations des prix ; - amélioration de la performance environnementale ; - stratégie ESG ; - compétitivité à l'export. La faisabilité doit toutefois être étudiée au regard des règles techniques, contractuelles et réglementaires applicables. 16. Les investisseurs doivent anticiper les autorisations Un projet énergétique implique généralement plusieurs niveaux d'autorisation et de validation. Selon la nature du projet, il peut être nécessaire d'analyser : - régime juridique applicable ; - autorisation ou concession ; - foncier ; - études techniques ; - raccordement ; - environnement ; - construction ; - exploitation ; - contrats d'achat ; - réglementation électrique ; - fiscalité ; - réglementation des changes ; - financement. L'erreur classique consiste à traiter ces sujets successivement. Pour les grands projets, ils doivent au contraire être analysés en parallèle dès la phase de développement. 17. Les risques juridiques d'un projet renouvelable Les investisseurs doivent notamment identifier les risques suivants : Risque foncier Le terrain peut présenter des difficultés de propriété, d'utilisation ou de sécurisation juridique. Risque réglementaire Une évolution de la réglementation peut affecter l'économie du projet. Risque de raccordement La capacité disponible du réseau peut limiter ou retarder le projet. Risque contractuel Les contrats d'achat et de construction doivent protéger correctement les intérêts du promoteur et des financeurs. Risque de construction Les retards et dépassements de coûts peuvent affecter le modèle financier. Risque de financement Le projet doit générer des revenus suffisamment prévisibles pour satisfaire les exigences des prêteurs. Risque de change Les projets financés ou équipés en devises peuvent être exposés aux variations de change. Risque de résiliation Les conséquences d'une résiliation anticipée doivent être prévues contractuellement. 18. Pourquoi la due diligence juridique est essentielle Avant d'investir dans un projet énergétique, une due diligence juridique doit notamment examiner : Le foncier - titre de propriété ; - droits réels ; - servitudes ; - baux ; - hypothèques ; - litiges. Le projet - autorisations ; - concessions ; - permis ; - études ; - conformité réglementaire. Les contrats - EPC ; - O&M ; - PPA ; - raccordement ; - assurances ; - fournisseurs. La société de projet - actionnariat ; - gouvernance ; - financement ; - garanties ; - engagements. Le cadre réglementaire - régime applicable ; - licences ; - obligations de l'investisseur ; - obligations de l'administration ; - mécanismes de règlement des différends. Pour les investisseurs institutionnels, cette analyse peut directement influencer la décision d'investissement. 19. Le modèle de financement devient déterminant Les projets renouvelables nécessitent généralement des investissements importants en capital. Ils peuvent être financés par : - fonds propres ; - dette bancaire ; - financement institutionnel ; - fonds d'infrastructure ; - investisseurs stratégiques ; - financement mixte ; - garanties ; - mécanismes internationaux de financement climatique. La structure juridique doit donc être conçue en fonction du modèle financier. Une société de projet peut par exemple être créée afin de séparer : l'actif énergétique / les contrats / la dette / les investisseurs / les risques opérationnels. Cette structuration est particulièrement importante pour les projets de grande taille. 20. Les contrats doivent être conçus pour être « bankable » Un projet peut être techniquement excellent mais difficile à financer si ses contrats ne sont pas suffisamment sécurisés. Les financeurs vont notamment examiner : - stabilité des revenus ; - durée des contrats ; - garanties ; - mécanismes de paiement ; - résiliation ; - force majeure ; - changement de contrôle ; - changement de loi ; - assurances ; - responsabilité ; - arbitrage ; - droit applicable. C'est pourquoi le conseil juridique doit intervenir avant la clôture financière, et non uniquement au moment de la signature. 21. Un secteur particulièrement intéressant pour les investisseurs européens Le développement des renouvelables tunisiennes peut également s'inscrire dans une stratégie plus large de coopération avec l'Europe. La proximité géographique de la Tunisie avec l'Europe, son intégration industrielle avec le marché européen et l'intérêt croissant pour la décarbonation des chaînes d'approvisionnement créent des opportunités pour : - les développeurs européens ; - les équipementiers ; - les fonds d'infrastructure ; - les énergéticiens ; - les industriels ; - les sociétés d'ingénierie ; - les investisseurs institutionnels. Pour ces acteurs, la Tunisie peut devenir non seulement un marché énergétique, mais également une plateforme industrielle et énergétique régionale. 22. 2026 : une année charnière pour les investisseurs Les annonces et projets lancés en 2026 montrent clairement que le marché entre dans une phase plus concrète. Entre : - le sixième round de projets photovoltaïques ; - les projets de concession de plusieurs centaines de mégawatts ; - le projet de Bazma de 300 MW avec stockage ; - les nouvelles capacités déjà mises en service ; - les financements internationaux ; le secteur offre désormais un pipeline d'investissement beaucoup plus tangible. Pour les investisseurs, la question n'est donc plus seulement : « La Tunisie va-t-elle développer les énergies renouvelables ? » La question devient : « Comment structurer juridiquement et financièrement un investissement dans ce marché ? » 23. Les principales opportunités pour les investisseurs en 2026 - Solaire photovoltaïque : opportunité très forte ; - Grandes centrales : opportunité très forte ; - Stockage BESS : opportunité émergente et stratégique ; - Autoproduction industrielle : opportunité forte ; - Éolien : potentiel important ; - Infrastructures électriques : opportunité forte ; - Équipements et composants : opportunité forte ; - Maintenance / O&M : opportunité croissante ; - Efficacité énergétique : opportunité forte ; - Financement de projets : opportunité croissante ; - Services juridiques et techniques spécialisés : opportunité croissante. 24. Que doit faire un investisseur avant de lancer son projet ? Une stratégie efficace devrait commencer par une pré-due diligence. Étape 1 — Identifier le régime juridique Concession ? Autorisation ? Autoproduction ? Étape 2 — Sécuriser le foncier Vérifier la propriété et les droits d'utilisation. Étape 3 — Vérifier le raccordement Analyser la capacité du réseau et les conditions techniques. Étape 4 — Structurer la société de projet Déterminer l'actionnariat, la gouvernance et les financements. Étape 5 — Sécuriser les contrats PPA, EPC, O&M, raccordement, financement et assurances. Étape 6 — Vérifier les autorisations Identifier toutes les autorisations nécessaires avant le closing. Étape 7 — Réaliser la due diligence Identifier les risques juridiques, réglementaires, fonciers et contractuels. Étape 8 — Préparer le financement Construire une structure suffisamment robuste pour les prêteurs et investisseurs. 25. ANILF : conseil juridique pour les projets énergétiques et infrastructures en Tunisie Le développement des énergies renouvelables crée des opérations complexes combinant droit des affaires, droit énergétique, droit des infrastructures, financement, contrats et investissement étranger. ANILF accompagne les entreprises, investisseurs et opérateurs internationaux dans la sécurisation juridique de leurs projets en Tunisie. Notre intervention peut notamment porter sur : - structuration juridique des projets énergétiques ; - investissement étranger ; - création de sociétés de projet ; - due diligence juridique ; - analyse du foncier ; - contrats commerciaux ; - contrats de construction ; - contrats d'exploitation et maintenance ; - contrats d'achat d'électricité ; - concessions et autorisations ; - partenariats public-privé ; - financement de projets ; - gouvernance ; - négociation contractuelle ; - gestion des risques réglementaires ; - arbitrage et règlement des différends. Vous envisagez un projet énergétique en Tunisie ? Avant d'acquérir un terrain, de créer une société de projet ou de signer un contrat d'investissement, la sécurisation juridique doit commencer dès la phase de développement. ANILF peut accompagner les investisseurs tunisiens et internationaux dans l'analyse et la structuration juridique de leurs projets. Conclusion 2026 pourrait constituer une année charnière pour les énergies renouvelables en Tunisie. Le lancement de nouveaux appels à projets, le développement de centrales de grande capacité, l'apparition de projets intégrant le stockage et la participation croissante des institutions financières internationales montrent que le marché entre dans une phase de développement plus structurée. Pour les investisseurs, les opportunités sont nombreuses : solaire, éolien, autoproduction, stockage, infrastructures électriques, équipements, services et financement. Mais le succès d'un projet ne dépend pas uniquement de sa rentabilité technique. La sécurisation du foncier, des autorisations, du raccordement, des contrats, du financement et de la société de projet est tout aussi déterminante. Dans ce contexte, le droit énergétique devient un véritable outil de sécurisation de l'investissement. Pour les développeurs, fonds d'infrastructure, industriels et investisseurs étrangers qui souhaitent entrer sur le marché tunisien, la préparation juridique en amont peut faire la différence entre un projet simplement prometteur et un projet réellement finançable et exécutable.

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