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Private Equity en Tunisie : quelles opportunités pour les investisseurs en 2026 ?
19/08/2026

Pendant longtemps, le capital-investissement a occupé une place discrète dans le paysage financier tunisien, loin derrière le crédit bancaire. En 2026, la situation évolue nettement : un fonds de fonds public, de nouveaux fonds régionaux de croissance, des investisseurs institutionnels internationaux et des dispositifs de financement des PME convergent pour structurer un véritable marché du Private Equity (PE) et du capital-risque en Tunisie.
Pour un investisseur, un fonds, un dirigeant d'entreprise en quête de partenaire ou un groupe étranger qui envisage une prise de participation, la question n'est plus de savoir si ce marché existe, mais comment y accéder, dans quelles conditions et avec quelles garanties juridiques.
Cet article fait le point sur les annonces et les initiatives marquantes de 2025-2026, sur les secteurs les plus porteurs, sur les différences entre capital-développement et capital-transmission, puis sur les points juridiques, de gouvernance, de valuation et de sortie qu'un investisseur doit maîtriser avant de s'engager.
1. Une phase institutionnelle pour le Private Equity tunisien
Le marché tunisien du capital-investissement entre dans ce que l'on peut qualifier de phase institutionnelle. Elle se caractérise par trois évolutions :
- l'intervention directe de l'État et d'agences publiques comme investisseurs-cadres, à travers un fonds de fonds dédié ;
- l'arrivée ou le renforcement d'institutions financières internationales (Banque européenne d'investissement, Proparco) qui souscrivent dans des fonds gérés par des équipes professionnelles ;
- la montée en gamme des fonds locaux et régionaux, avec des tailles de tickets plus élevées et une présence jusqu'aux stades de croissance et de late stage.
Cette phase ne supprime pas les difficultés traditionnelles (taille du marché, sorties, volatilité macroéconomique), mais elle crée un cadre plus structuré, plus lisible et plus attractif pour les capitaux privés, tunisiens comme étrangers.
2. Startup Invest et le fonds de fonds ANAVA : un levier de 100 M EUR
L'une des annonces structurantes est celle du fonds de fonds Startup Invest, lié à ANAVA, dont l'objectif affiché est de mobiliser 100 millions d'euros.
Selon les informations publiques disponibles :
- le fonds de fonds vise un objectif de 100 M EUR ;
- il a vocation à investir dans plus de 13 fonds ;
- les tickets peuvent atteindre jusqu'à 15 M EUR pour les opérations de late stage.
Le mécanisme est celui d'un investisseur-cadre : au lieu de financer directement les entreprises, le fonds de fonds souscrit dans des fonds spécialisés (capital-risque, capital-développement, etc.), qui eux-mêmes investissent dans les sociétés. Il en résulte un effet multiplicateur : chaque dinar public investi a vocation à attirer des capitaux privés et institutionnels supplémentaires.
Pour les gestionnaires de fonds, c'est une opportunité de levée de capitaux. Pour les entreprises, c'est la perspective d'un meilleur accès à des financements en fonds propres, y compris à des stades de développement avancés.
3. La BEI et le SPE Growth Fund III : un signal fort en juillet 2026
En juillet 2026, la Banque européenne d'investissement (BEI) a annoncé son engagement dans le fonds SPE Growth Fund III, orienté vers le voisinage sud de l'Union européenne (EU Southern Neighbourhood).
Les ordres de grandeur annoncés sont les suivants :
- taille cible du fonds : environ 350 M USD (soit environ 308 M EUR) ;
- engagement de la BEI : environ 25 M USD (soit environ 22 M EUR).
Il s'agit d'un fonds régional, et non exclusivement tunisien. Il n'en reste pas moins un signal important : la Tunisie fait partie de la zone cible d'un véhicule de croissance doté de moyens significatifs, ce qui confirme l'intérêt des institutions européennes pour les entreprises de croissance de la rive sud de la Méditerranée.
4. Un historique de la BEI en Tunisie : plus de 312 M EUR dans 23 fonds
L'engagement de la BEI en juillet 2026 s'inscrit dans une présence ancienne. Depuis 1998, la BEI a engagé plus de 312 millions d'euros dans 23 fonds de Private Equity et de capital-risque en Tunisie.
Cet historique est un indicateur de maturité : il montre que le marché a déjà accueilli plusieurs générations de fonds, que des équipes de gestion ont constitué des références et que des investisseurs institutionnels y ont déjà été actifs sur la durée. C'est un point rassurant pour les nouveaux entrants, qui bénéficient d'un écosystème existant (gestionnaires, conseils, auditeurs, juristes, banques).
5. Les levées récentes : LoftyInc Alpha Fund I et EmergingTech Ventures Fund II
Deux initiatives illustrent la diversification des fonds actifs ou ciblant la Tunisie :
- LoftyInc Alpha Fund I : en 2025, ANAVA a engagé 2,5 M USD dans ce fonds, ce qui illustre le rôle d'investisseur-cadre joué par le dispositif public ;
- EmergingTech Ventures Fund II : en juin 2026, Proparco (groupe Agence française de développement) a annoncé son engagement dans ce fonds, dont la taille est d'environ 60 M USD, avec une capacité pouvant aller jusqu'à 80 M USD.
Ces deux exemples montrent que les capitaux publics et les institutions de financement du développement jouent un rôle d'amorçage auprès des gestionnaires, ce qui facilite ensuite l'arrivée d'investisseurs privés.
6. BFPME : un financement de proximité pour les PME
À côté des fonds, la Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME) reste un acteur important du financement des projets en Tunisie. En juillet 2026, elle fait état de 67 projets.
Pour un investisseur, la BFPME est utile à deux titres :
- comme co-financeur potentiel, qui peut rassurer d'autres investisseurs sur la solidité d'un projet ;
- comme indicateur de la dynamique entrepreneuriale hors des grandes entreprises, dans les régions et dans les secteurs porteurs.
Les dispositifs de ce type complètent utilement les fonds de capital-investissement, qui se concentrent plutôt sur des entreprises ayant déjà une taille et un modèle éprouvés.
7. Les secteurs les plus porteurs
Les initiatives récentes et les fonds actifs dans la région convergent vers cinq grands domaines :
- Technologie et numérique : services informatiques, logiciels, fintech, externalisation de services, jeunes pousses du numérique ;
- Industrie : sous-traitance mécanique, électrique, électronique, composants, chaînes de valeur tournées vers l'export ;
- Énergies renouvelables : production solaire et éolienne, efficacité énergétique, services associés ;
- Santé : cliniques, laboratoires, dispositifs médicaux, santé numérique, industrie pharmaceutique ;
- Agritech et agroalimentaire : transformation, valorisation des produits agricoles, technologies de l'eau et de l'irrigation, exportation.
Chacun de ces secteurs combine un besoin de capitaux, un potentiel de croissance et une capacité d'exportation, trois éléments recherchés par les fonds.
8. Growth Capital ou Buyout : deux logiques différentes
Il est essentiel de distinguer les deux grandes familles d'opérations, car elles n'obéissent pas aux mêmes règles.
Capital-développement (Growth Capital)
- Objet : financer la croissance d'une entreprise existante (nouvelles capacités, nouveaux marchés, acquisitions) ;
- Participation : en général minoritaire, avec des droits de gouvernance négociés ;
- Dirigeants : ils restent aux commandes et conservent l'essentiel du contrôle ;
- Instruments : augmentation de capital, obligations convertibles, comptes courants d'associés ;
- Points sensibles : valorisation, droits de sortie, clauses de dilution.
Capital-transmission (Buyout)
- Objet : acquérir une participation majoritaire ou le contrôle d'une société, souvent à l'occasion d'une succession, d'une cession d'actionnaires ou d'une réorganisation ;
- Participation : majoritaire ou de contrôle ;
- Dirigeants : le fonds est généralement à l'initiative du plan de transformation et peut accompagner ou renouveler l'équipe ;
- Instruments : acquisition d'actions ou de parts, holding d'acquisition, financement par dette ;
- Points sensibles : due diligence approfondie, garanties d'actif et de passif, financement de l'acquisition, plan d'intégration.
En Tunisie, le capital-développement reste aujourd'hui plus répandu, tandis que les opérations de transmission se développent, notamment pour les entreprises familiales confrontées à des enjeux de succession.
9. Les points juridiques essentiels
Une opération de Private Equity en Tunisie mobilise plusieurs branches du droit. Les principaux points à vérifier sont les suivants :
- Choix du véhicule : société d'investissement à capital risque (SICAR), fonds commun de placement à risque (FCPR) ou autre structure, selon la stratégie, la fiscalité et le public visé ;
- Cadre de l'investissement : règles applicables à l'investissement étranger, incitations et avantages éventuels, formalités à accomplir, notamment au regard de la loi sur l'investissement de 2016 et de ses textes d'application ;
- Statut de start-up : pour les jeunes pousses, vérifier le label et les avantages prévus par le Startup Act ;
- Droit des sociétés : forme sociale de la cible, règles de transfert d'actions, droits de préférence, majorités requises pour les décisions importantes ;
- Contrôle des changes : conditions d'entrée de capitaux, de rapatriement des dividendes et du produit de cession, formalités auprès de la Banque centrale de Tunisie et des intermédiaires agréés ;
- Concurrence : analyse d'un éventuel contrôle des concentrations selon la taille de l'opération ;
- Marchés financiers : règles du Conseil du Marché Financier lorsque la cible est cotée ou fait appel public à l'épargne ;
- Autorisations sectorielles : santé, énergie, transport, activités réglementées, avec parfois des conditions de participation étrangère ;
- Fiscalité : régime des plus-values, des dividendes, des conventions fiscales, traitement des instruments hybrides.
Ces points ne sont pas de simples formalités : ils conditionnent la faisabilité, le coût et la sécurité de l'opération.
10. Gouvernance et pacte d'actionnaires
Le pacte d'actionnaires est le document central d'une opération de Private Equity. Il traduit en droits et obligations la relation entre le fonds et les actionnaires historiques.
Les clauses les plus fréquentes sont les suivantes :
- Gouvernance : composition du conseil d'administration ou de surveillance, droit de désigner des administrateurs, comités spécialisés ;
- Décisions réservées : liste des décisions qui exigent l'accord de l'investisseur (budget, endettement, acquisitions, nominations, modification des statuts) ;
- Information : reporting financier régulier, accès aux comptes, droit d'audit ;
- Protection contre la dilution : droit de préemption, clauses anti-dilution, droits de souscription préférentiels ;
- Liquidité : clause de sortie conjointe (tag-along), clause d'entraînement (drag-along), droit de première offre ou de préemption ;
- Engagements des dirigeants : exclusivité, non-concurrence, non-sollicitation, clauses de bon et mauvais départ (good leaver / bad leaver) ;
- Règlement des différends : droit applicable, juridiction ou arbitrage, mécanismes de résolution.
Un pacte bien rédigé protège à la fois l'investisseur et l'entreprise : il prévient les conflits, clarifie les rôles et facilite la sortie.
11. Valorisation et due diligence
La valorisation est souvent le point le plus négocié. En Tunisie, elle s'appuie généralement sur les méthodes usuelles (multiples d'EBITDA ou de résultat, actualisation des flux de trésorerie, comparables), avec des ajustements liés au risque pays, à la liquidité de la participation et à la qualité de l'information financière.
Avant de s'engager, l'investisseur réalise une due diligence qui couvre notamment :
- financière : qualité des résultats, trésorerie, endettement, besoins en fonds de roulement ;
- juridique : propriété des actifs, contrats clés, litiges, conformité réglementaire, licences ;
- fiscale et sociale : redressements potentiels, situation vis-à-vis des organismes sociaux, contrats de travail ;
- commerciale et opérationnelle : clients, fournisseurs, dépendances, plan d'affaires ;
- environnementale et de conformité : normes applicables, lutte contre la corruption et le blanchiment, éthique.
Les conclusions de la due diligence nourrissent la négociation du prix, des garanties de passif, des conditions suspensives et du pacte d'actionnaires.
12. Les mécanismes de sortie
La sortie est l'étape qui détermine le rendement. Plusieurs voies existent en Tunisie :
- Cession à un investisseur industriel ou stratégique : la voie la plus fréquente, notamment pour les entreprises ayant un intérêt pour des acteurs régionaux ou internationaux ;
- Cession aux actionnaires historiques ou aux dirigeants : rachat de la participation (management buyout, option de rachat) ;
- Cession à un autre fonds : transmission à un acteur du capital-investissement de taille supérieure ;
- Introduction en bourse : possible mais encore limitée, via la Bourse de Tunis et les marchés adaptés aux entreprises de taille moyenne ;
- Liquidation ou rachat par la société : solutions de dernier recours.
La sortie doit être préparée dès l'entrée : horizon de détention, clauses de liquidité, valeur minimale de rachat et mécanismes de répartition du prix figurent dans les documents d'investissement.
13. Les risques à anticiper
Le Private Equity en Tunisie offre des opportunités, mais comporte des risques spécifiques :
- Risque macroéconomique : volatilité de la croissance, du taux de change et de l'inflation, déficit commercial persistant ;
- Risque de liquidité : taille limitée du marché secondaire, difficultés de sortie ;
- Risque de gouvernance : entreprises familiales, information financière parfois insuffisante, séparation incomplète entre patrimoine personnel et patrimoine de l'entreprise ;
- Risque réglementaire : évolution du cadre fiscal, des changes et de l'investissement, délais administratifs ;
- Risque de change : écart entre la devise de l'investissement et celle des revenus ;
- Risque opérationnel : dépendance à un dirigeant, à quelques clients ou à quelques fournisseurs ;
- Risque contentieux : durée des procédures judiciaires, importance d'une clause d'arbitrage bien rédigée.
Ces risques ne sont pas des obstacles insurmontables. Ils se gèrent par une sélection rigoureuse des cibles, une structuration juridique adaptée, des garanties négociées et un suivi actif de la participation.
14. Tableau synthétique des opportunités
Le tableau ci-dessous présente de manière synthétique les principales opportunités et les points d'attention. Il s'agit d'une lecture qualitative d'ANILF, fondée sur les informations publiques disponibles, et non d'une recommandation d'investissement.
Fonds de fonds Startup Invest / ANAVA
- Ordre de grandeur : objectif de 100 M EUR, plus de 13 fonds, tickets jusqu'à 15 M EUR en late stage
- Pour qui : gestionnaires de fonds, entreprises en croissance
- Points d'attention : critères d'éligibilité, gouvernance des fonds, calendrier de déploiement
SPE Growth Fund III (BEI)
- Ordre de grandeur : environ 350 M USD (environ 308 M EUR), engagement de la BEI d'environ 25 M USD (environ 22 M EUR)
- Pour qui : entreprises de croissance de la rive sud de la Méditerranée
- Points d'attention : fonds régional, critères sectoriels, standards ESG et conformité
Fonds de capital-risque et technologie (LoftyInc Alpha Fund I, EmergingTech Ventures Fund II)
- Ordre de grandeur : 2,5 M USD d'ANAVA dans LoftyInc Alpha Fund I (2025) ; environ 60 M USD, jusqu'à 80 M USD, pour EmergingTech Ventures Fund II (Proparco, juin 2026)
- Pour qui : start-up, entreprises technologiques
- Points d'attention : statut de start-up, propriété intellectuelle, protection des données
BFPME
- Ordre de grandeur : 67 projets en juillet 2026
- Pour qui : PME et projets de proximité
- Points d'attention : conditions de financement, garanties, co-financement avec d'autres investisseurs
Opérations de transmission (Buyout)
- Ordre de grandeur : variable selon la taille des cibles
- Pour qui : entreprises familiales, projets de succession
- Points d'attention : due diligence, garanties d'actif et de passif, financement de l'acquisition, gouvernance post-acquisition
Secteurs prioritaires : technologie, industrie, énergies renouvelables, santé, agritech
- Ordre de grandeur : variable selon les fonds
- Pour qui : entreprises exportatrices ou à fort potentiel de croissance
- Points d'attention : autorisations sectorielles, foncier, conformité, accès aux devises
15. Ce qu'il faut retenir
- Le Private Equity tunisien entre dans une phase institutionnelle, portée par des acteurs publics et par des institutions financières internationales.
- Le fonds de fonds Startup Invest / ANAVA vise 100 M EUR, plus de 13 fonds et des tickets pouvant atteindre 15 M EUR en late stage.
- En juillet 2026, la BEI s'engage à hauteur d'environ 25 M USD (environ 22 M EUR) dans le SPE Growth Fund III, un fonds d'environ 350 M USD (environ 308 M EUR) ciblant le voisinage sud de l'UE.
- Depuis 1998, la BEI a engagé plus de 312 M EUR dans 23 fonds de Private Equity et de capital-risque en Tunisie.
- En 2025, ANAVA a engagé 2,5 M USD dans LoftyInc Alpha Fund I ; en juin 2026, Proparco s'est engagé dans EmergingTech Ventures Fund II (environ 60 M USD, jusqu'à 80 M USD).
- La BFPME fait état de 67 projets en juillet 2026.
- Les secteurs les plus porteurs sont la technologie, l'industrie, les énergies renouvelables, la santé et l'agritech.
- Le capital-développement et le capital-transmission obéissent à des logiques différentes ; le pacte d'actionnaires, la valorisation, la due diligence et la stratégie de sortie sont décisifs.
- Les risques (macroéconomie, liquidité, gouvernance, réglementation, change) se gèrent par une bonne structuration juridique et un suivi actif.
16. Investir en Private Equity en Tunisie avec l'accompagnement d'ANILF
Une opération de Private Equity se gagne autant sur le plan juridique que sur le plan financier. Un pacte mal rédigé, une due diligence incomplète ou une structure inadaptée peuvent coûter plus cher qu'une erreur de valorisation.
ANILF accompagne les fonds, les investisseurs, les dirigeants et les entreprises à chaque étape d'une opération de capital-investissement en Tunisie.
Notre intervention peut notamment couvrir :
- choix et structuration du véhicule d'investissement (SICAR, FCPR, holding, société d'acquisition) ;
- analyse du cadre applicable à l'investissement étranger, aux changes et aux incitations ;
- due diligence juridique, fiscale et sociale ;
- négociation et rédaction de la lettre d'intention, du contrat d'investissement et du pacte d'actionnaires ;
- garanties d'actif et de passif, conditions suspensives, closing ;
- structuration des opérations de capital-développement et de transmission (Buyout) ;
- préparation et mise en œuvre de la sortie : cession, management buyout, introduction en bourse ;
- accompagnement des start-up dans leur levée de fonds et l'obtention du statut prévu par le Startup Act ;
- règlement des différends et arbitrage.
Vous êtes investisseur, gestionnaire de fonds ou dirigeant d'une entreprise en croissance ?
Avant de signer une lettre d'intention ou un pacte d'actionnaires, faites analyser la structure, les garanties et la stratégie de sortie par un conseil juridique local.
Conclusion
Le Private Equity en Tunisie n'est plus un marché marginal. Entre le fonds de fonds Startup Invest / ANAVA, l'engagement de la BEI dans le SPE Growth Fund III, les initiatives de Proparco, les levées de fonds de croissance et le soutien de la BFPME aux PME, l'écosystème se structure et s'internationalise.
Les opportunités sont réelles dans la technologie, l'industrie, les énergies renouvelables, la santé et l'agritech. Mais elles ne se saisissent pas sans méthode : il faut choisir la bonne logique (croissance ou transmission), négocier un pacte d'actionnaires équilibré, conduire une due diligence sérieuse, valoriser correctement la cible et préparer la sortie dès l'entrée.
Une stratégie de Private Equity efficace en Tunisie repose ainsi sur trois éléments : une thèse d'investissement claire, une structuration juridique rigoureuse et un accompagnement local capable de sécuriser l'opération avant qu'elle ne soit engagée.
Note : les montants et les informations cités proviennent de communications publiques et d'annonces d'institutions et de fonds, et peuvent être précisés ou révisés ultérieurement. Les conversions en euros sont approximatives. Cet article a une vocation d'information générale et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou d'investissement personnalisé.
Sources
- Banque européenne d'investissement (BEI) : communications relatives à SPE Growth Fund III (juillet 2026) et à ses engagements dans les fonds de Private Equity et de capital-risque en Tunisie ;
- Startup Invest / ANAVA : informations publiques relatives au fonds de fonds et à l'investissement dans LoftyInc Alpha Fund I (2025) ;
- Proparco : communication relative à EmergingTech Ventures Fund II (juin 2026) ;
- Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME) : informations publiques de juillet 2026.
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